Samedi 7 mars 2009

Un Ange et une Manouche prennent la poudre d'escampette, direction les emplettes.
Une robe rouge fait un clin d'oeil à la Manouche, qui n'écoute que son corps qui réclame à corps et à cris cette robe faite pour elle.
L'Ange gardien tente de la ramener à la raison, l'invite à un peu de lecture du coté de l'étiquette car le porte monnaie risque la crise cardiaque.
La Manouche n'entend pas, elle enfile la robe et son corps la ravie.
La vendeuse n'en fini pas de la complimenter et l'invite à passer à la caisse.
La Manouche retrouve alors la raison...le porte monnaie peut bien faire un effort si on le ménage un peu, un petit paiement en 4 fois pourrait bien faire l'affaire.
Il lui faut cette robe, elle veut absolument trouver le moyen de payer.
Mais la vendeuse refuse obstinément car la somme requise pour ménager le porte monnaie n'est pas atteinte : la robe ne vaut que 198 € alors que le crédit doit se monter à 200 € pour un paiement en 4 fois.
La Manouche serait presque d'accord pour payer la robe 200 €, mais la vendeuse ne veut rien entendre, elle tente même une vente complémentaire pour lui extorquer des euros supplémentaires.
La Manouche ne se démonte pas, elle use de ses talents de négociatrice pour faire perdre la tête à la vendeuse.
L'Ange se dit qu'il est grand temps de partir et emporte la Manouche vers la sortie.
Puis l''Ange sourit et sort de son sac la robe rouge....
La robe s' installe dans l'armoire de la Manouche lorsque sa fille passe par là...la robe n'y tient plus...elle file avec sa fille.

Moralité :
Les robes rouges volent les Manouches




Par Looliz
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Mercredi 25 février 2009

Je pars faire des courses avec ma mère.
Je gare la voiture et comme la place est un peu étroite, je dis à ma mère : "regardes si tu peux sortir, sinon  je vais ailleurs"
Ma mère a les plus grandes difficultés pour sortir, mais ne veut pas en rester là !
Je la vois se contorsionner, gesticuler dans tous les sens, tentant de pousser la voiture pour s'échapper.
Finalement elle s'en sort...
Elle me dit " Eh voilà ! et j'ai même nettoyé ta voiture !!"

Par Looliz - Publié dans : Le vent
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Lundi 29 décembre 2008

Ma grand-mère pratiquait le Ah ! sans modération.
De nombreuses  variantes  mais toujours adaptées à la situation :
Le Ah bref et tonique qui marquait sa surprise, généralement associé à un petit sursaut de la tête.
Le Ah pour marquer sa présence, celui qui nous faisait sursauter ou éclater de rire.
Le Ah de la complicité subtil et léger comme un clin d'oeil (mais elle préférait fermer les 2 yeux en même temps).
Le Ah qui en disait long
Le Ah qui ne voulait rien dire, mais qui passait par là
Le Ah qui rythmait la recette de cuisine, celui qui indiquait qu'il était temps de passer aux autres ingrédients, ou de tourner énergiquement la cuillère.
Le Ah de la contemplation, long et vibrant
Le Ah qui indiquait la direction
Le Ah qui poursuivait la conversation
Le Ah qui signalait la visite d'une personne
Le Ah qui acquiescait et qui lui faisait pencher la tête ( mais sur le coté)
Le Ah qui lui faisait promener son torchon
Le Ah qui indiquait l'heure
Le Ah des satisfactions
Le Ah du génie lorsqu'elle chimistait (du verbe chimister : je chimiste, tu chimistes...)
Le Ah farceur, espiègle (elle  achetait pif gadget ) 
Le Ah ma poulette !
Mais quand elle riait, jamais de ah ah ah  juste ouh ! voui voui voui !

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Par Looliz - Publié dans : Le vent
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Lundi 29 décembre 2008

 

Alain me dira lors d'une rencontre « Dans ce cercle les seuls humains ce sont les clowns,
ils sont les seuls à avoir la parole. Même si souvent il ne disent que 3-4 mots ».

Les clowns, les seuls humains...


Les clowns sont en fait la représentation de ce qui est le plus émouvant chez l'être humain, et pour cela, explique Alain, ils pratiquent « l'art du bide ».


L'art du bide est aussi l'art du déséquilibre, trouver la limite d'une situation et en proposer une lecture le plus souvent comique mais aussi parfois mélancolique ou pathétique.

Il ne s'agit pas de ridiculiser l'homme mais de lire les limites des tours de la vie et comprendre ce que provoque le regard de l'autre. Comprendre ce qui fait basculer une situation soit, vers le comique soit vers le dramatique.


Voici un extrait d'un article sur le clown, qui interroge sur l'ambiguïté du personnage entre tradition et perversion, la réponse d'un clown :


 « Avec un clown :  Ce qui est solide ne l'est plus - ce qui est prévu ne l'est plus - ce qui est normal ne l'est plus - une entrée n'est plus simple - un bonjour ne va pas de soi - une allure pose problème- marcher complique tout - parler n'est plus simple- dire un mot pose question- ne rien dire fait un sacré boucan- au bout du compte la vie- la mort se rejoignent- le rêve, l'éveil, le sommeil se touchent, le désir, le réel s'atteignent, le pouvoir n'est plus rien, posséder n'est rien, surgir, c'est tout. S'approcher de l'autre jusqu'à l'effleurer, l'embrasser, le caresser, l'aimer - toi l'autre.

 

Le clown mange la loi, la mange vraiment et joue avec elle- Rebelle le clown ne supporte pas l'autorité - ne supporte pas le petit chef- n'en fait qu'à sa tête - et ne supporte pas plus le petit chef qu'il sent naître en lui- Le clown met à nu, laisse voir ce qu'on veut toujours cacher : nos hésitations, nos balbutiements, nos erreurs, nos emparouillages nos lapsus, nos enthousiasmes, nos...Et si le clowns nous reliait à une attitude plus primitive ? plus animale ? plus enfant. Le clown est par son origine de tout en bas, il vient de la misère, ou il essaie de s'en sortir, il est issu de la cour des Miracles »[1]

 Le clown est en fait plus humain que les humains, parce qu'il porte en lui toutes les limites et émotions de l'Homme, il est « simplement » vivant.

Les non-clowns (les artistes du cirque)  ne sont pas moins humains, ils ont en commun la recherche de ce que serait un nouvel homme, propose une lecture d'un autre cheminement, d'une autre trajectoire, bousculant et interrogeant en permanence notre rapport à la norme, à notre désir d'être, une forme de révolte de la condition humaine qui produit un message d'amour pour l'être, le monde des vivants. Le clown comme l'Icarien tente d'échapper à sa condition 

      Jonny Berouette
http://www.clownsmatapeste.com/lesprojets/lesprojets.html

Pour aller voir mes clowns :
 http://www.clownsmatapeste.com/tournees/tournees.html

[1] Gilles Defacque, la clown : tradition/perversion ? Hors les murs N°30, décembre 2003 p 29

Par Looliz - Publié dans : Le cercle
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Vendredi 12 décembre 2008


Une promenade avec ma cousine

Nous partons joyeuses avec nos enfants, sur les chemins de notre enfance, celui des bois de nos grands parents.
Nous rions en évoquant nos péripéties : celles des chèvres qui défoncaient la cloison de la cabane en bois dans laquelle nous dormions.
Les cornes se faisant entendre de plus en plus violamment,  notre grand mère s'adressait au bouc de son lit : "Gaspard, reste tranquille !"
Un jour une chèvre entre dans la cabane, elle saute sur le lit (une chèvre sur un lit ça vaut le détour).
Ma grand mère me donne un coup de coude : Oh regarde, elle pisse !
Ma cousine, se rappelle des séances de traite des chèvres pendant lesquelles nous nous aspergions, des petits déjeuners au lait de chèvre (chocolat+lait de chèvre = une horreur !)

A force de plaisanter sur les chèvres...en voilà qui arrivent...
Une chèvre et un bouc de petite taille.
Ma cousine est ravie, mais très vite ça commence à se corser.
La charmante petite chèvre s'approche de la poussette et tente d'en manger un morceau.
"Houla la, houla la ! ca va pas du tout ça ! "me dit Marie 
J'attrape son fils dans la poussette et lui dis : "roule !"
Mais ça énnerve la chèvre qui nous poursuit.
"Houla la !"
J'éclate de rire et prends un baton (toujours avec le bébé dans les bras, je fais au moins 10 cm de plus que ma cousine, et c'est moi la grande)
La chèvre bèle, le bouc arrive...
Je dis à Marie : "faut accélérer...on rentre."
Les mômes s'étaient tous collés à nos jupons.
Le bouc n'aimait manifestement pas la poussette, il commençait à donner des coups de tête.
"Houla la houla la " disait toujours Marie.
Je cramponne mon bâton et en donne un grand coup sur la tête du bouc.
Il prend un coup dans l'oeil et penche la tête.
"Oh la la le pauvre !" dit Marie
"Ah ben faut savoir !" je lui dis
Le bouc fait demi tour.
Ouf ! ....enfin pendant 30 secondes car  il ne fait pas demi tour, il trouve un arbre et se frotte les cornes.
"houla la la la la ! ça c'est pas bon signe, regarde le, il aiguise ses cornes !!"
Moi : "Allez vite les enfants, on court !!!"
On passe devant l'étang, Marie me dit :" tu crois que ça sait nager ?"
Je regarde la chèvre : "non ça doit couler direct...si elle s'approche trop, on la pousse !"
La chèvre et le bouc arrivaient au galop (ça court vite une chèvre !)
Je donne le bébé à sa mère, je lui  dis de lacher la poussette, de courrir chercher les hommes qui roupillaient au soleil.
J'ai armé le baton et j'ai poussé un cri de guerre.
Ma chienne est arrivée comme une fusée, suivie des hommes,  le mien armé d'un pieu !!






Par Looliz - Publié dans : Le vent
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Texte Libre

Le vent des Bois
"Ca ne veut rien dire" m'a dit mon fils, "mais c'est joli"
"T'aimes bien ça toi dire des trucs comme ça"
Oui j'aime ça.
J'aime le bois, le vent, les hommes des bois, les filles du vent, les enfants feux follets des bois enchantés.

Portraits

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